Puis-je encore déduire mes versements sur un PER après 70 ans ?
Une réforme structurante à compter de 2026
La loi de finances pour 2026 modifie en profondeur le régime fiscal du Plan d’Épargne Retraite (PER). À compter du 1er janvier 2026, les versements réalisés par un épargnant âgé de 70 ans ou plus ne sont plus déductibles du revenu imposable.
Cette évolution concerne l’ensemble des dispositifs :
- PER individuel (PERin)
- PER d’entreprise collectif (PERECO)
- PER obligatoire (PEROb)
- PER européen (PEPP)
- PER des travailleurs non salariés (PER TNS)
L’âge de 70 ans devient ainsi un seuil fiscal déterminant dans la stratégie d’alimentation du PER.
Épargne salariale : fin de l’éxonération
La réforme va plus loin en intégrant également les flux issus de l’épargne salariale.
Ainsi, après 70 ans, ne bénéficient plus de l’exonération d’impôt sur le revenu lorsqu’ils sont versés sur un PER :
- l’intéressement, la participation, les primes de partage de la valeur (PPV) ;
- les abondements employeur ;
- les droits issus du compte épargne-temps (CET) ou de jours de repos non pris
Une fiscalité rééquilibrée à la sortie
En contrepartie de cette absence de déduction :
- en cas de sortie en capital, la part correspondant aux versements non déductibles est exonérée d’impôt ;
- en cas de sortie en rente, le régime applicable est celui des rentes viagères à titre onéreux, avec une fraction imposable réduite (30 % à partir de 70 ans).
Le PER conserve donc une logique fiscale, mais déplacée de l’entrée vers la sortie qui n’est généralement pas ce que les investisseurs recherchent.
Qui est particulièrement concerné ?
Cette réforme cible notamment :
- les épargnants proches de 70 ans, pour lesquels le calendrier des versements devient stratégique ;
- les actifs en cumul emploi-retraite (dirigeants, professions libérales, cadres) ;
- les contribuables âgés de plus de 70 ans qui utilisaient le PER comme outil d’optimisation fiscale tardive.
L’objectif est clair : recentrer le PER sur une logique de préparation progressive de la retraite, et non sur des arbitrages fiscaux tardifs.
Quelle stratégie privilégier ?
Une anticipation des versements avant 70 ans permet d’optimiser pleinement le levier fiscal du PER, en valorisant l’ensemble des plafonds de déduction reportables issus des années antérieures.
fx.soeur
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