Vos questions sur l’investissement durable
Comment éviter le greenwashing dans ses investissements ?
Voici notre intervention sur ce sujet dans l’émission Tout pour investir de BFM Business, le 8 janvier 2026.
Peut-on structurer une allocation durable via un contrat luxembourgeois ?
Oui, et c’est même l’un des cadres les plus adaptés pour une allocation durable exigeante.
L’univers de fonds accessible est plus large qu’en France, avec une offre significative sur les fonds durables et les stratégies non cotées à impact. Le Fonds Interne Dédié (FID) va plus loin : il permet de construire un portefeuille entièrement sur mesure, avec une politique d’exclusion et des critères ESG définis selon vos convictions propres, et donc votre cahier des charges personnel.
Pourquoi la finance durable est-elle abandonnée, alors qu’elle n’a jamais été aussi nécessaire ?
Retrouvez notre intervention sur ce sujet dans le magazine Décideurs Patrimoine (29 octobre 2025).
Les fonds durables sont-ils moins performants ?
Non, mais ce n’est pas une promesse non plus.
L’investissement durable ne garantit ni surperformance ni sous-performance. Ce que montrent de nombreuses études sur longue période : il n’existe pas d’incompatibilité structurelle entre ISR et performance financière. Autrement dit, intégrer des critères de durabilité dans la sélection des fonds ne condamne pas le rendement.
Ce qui détermine la performance d’un fonds durable reste ce qui détermine celle de n’importe quel fonds : la classe d’actifs, les choix de gestion, les frais et le contexte de marché. Un fonds durable mal géré sous-performera.
Ce qu’il faut garder en tête : un investissement durable reste un investissement. Il est exposé aux fluctuations des marchés, comporte un risque de perte en capital, et ne fait pas exception aux règles fondamentales de la gestion patrimoniale : diversification, horizon adapté, cohérence avec votre profil de risque.
Peut-on vraiment faire confiance au label ISR ?
Oui, mais…
Le label ISR a longtemps été critiqué, souvent à juste titre : trop peu sélectif, trop généraliste, accordé à des fonds dont la réalité durable était difficile à vérifier. La réforme de 2024, pleinement applicable depuis le 1er janvier 2025, a substantiellement relevé le niveau d’exigence. Exclusion du charbon et des nouveaux projets d’hydrocarbures, élimination des 30 % d’entreprises les moins bien notées sur les critères ESG, obligation progressive de financer les secteurs en transition : près d’un tiers des fonds auparavant labellisés n’ont pas passé le cap. C’est un signal fort.
Pour autant, un label n’est pas une garantie absolue et reste généraliste. Il atteste que le fonds respecte un cahier des charges public, contrôlé par un auditeur indépendant — mais pas que sa gestion est excellente, ni qu’il correspond nécessairement à vos attentes en matière de durabilité. Deux fonds labellisés ISR peuvent avoir des biais sectoriels, des niveaux de frais et des engagements climatiques très différents. Attention également à la classification européenne SFDR, souvent confondue avec le label ISR, qui est purement déclarative : un fonds peut se dire article 9 sans être labellisé, et inversement.
Puis-je exclure l’industrie de la défense et de l’armement de mes placements ?
Oui, mais cela demande une vigilance particulière : le label ISR n’exclut par défaut que les armes dites « controversées » (mines antipersonnel, bombes à sous-munitions, armes chimiques), et non la défense conventionnelle (avions de chasse, chars d’assaut…).
Avant d’aller plus loin, la question mérite d’être posée précisément : qu’entendez-vous par « défense » ? Les fabricants d’armes offensives uniquement ? Les équipementiers militaires ? Les entreprises qui réalisent une part minoritaire de leur chiffre d’affaires dans ce secteur ? La réponse change radicalement le périmètre d’exclusion et le nombre de fonds compatibles.
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Pour aller plus loin : Comprendre la finance durable — Notre méthode — Nos interventions
